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19 02 2015
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Intrapreneurs : des employés innovants

Idée lumineuse

De plus en plus d'employés possèdent un véritable esprit d'entrepreneur. Conscients des bienfaits de cette catégorie de collaborateurs pour le développement de leurs affaires, certaines entreprises prenent des mesures pour en favoriser l'éclosion.

La création d'entreprises est à la mode. De plus en plus de gens souhaitent prendre leur carrière en main. Ainsi, ils prennent le risque de se lancer en indépendants.

Parallèlement à ce phénomène, poussés par la meme envie de ne plus rester passive, une nouvelle catégorie d'employés se profile : les intrapreneurs. Leur but ? Développer des projets innovants au sein de leur entreprise.

La tendance se développe si bien que des formations en intrapreneurship sont proposées, notamment à l'Université de Genève, où le professeur et serial-entrepreneur Raphaël Cohen forme ces employés d'un genre nouveau.

Cette tendance résulte selon lui d'une combinaison de plusieurs factuers. "Le fait d'innover est non seulement très gratifiant, mais il représente aussi le meilleur levier pour donner un coup de fouet à sa carrière. En outre, en s'appuyant surles ressources, l'expérience, le réseau, l'accès au marché et toutes les forces de son employeur, l'intrapreneur multiplie ses chances de succès. Il combine ainsi la stimulation et le plaisir de l'entrepreneuriat, mais en prenant moins de risques personnels."

Cultiver l'agilité

Le fait de créer et d'innover permet ainsi aux personnes qui ne souhaitent pas être de simples exécutants de s'accomplir et de montrer de quoi ils sont capables. De leur côté, les employeurs, sachant que la capacité d'innovation est le meilleur moyen d'assurer la perennité de l'entreprise, donnent plus facilement la permission à leurs collaborateurs d'identifier et d'exploiter des possibilités. "Dans le passé, alors que la concurrence était beaucoup moins vive, les entreprises pouvaient plus facilement se reposer sur leurs lauriers", note Raphaël Cohen. "Il suffit de voir à quelle vitesse les banques ont dû rapidement modifier leur modèle d'affaires pour se rendre compte que rien n'est acquis et qu'il faut cultiver l'agilité."

Ainsi, de plus en plus d'entreprises passent à l'action et prennent des mesures pour cultiver ces aptitudes en leur sein. "Parmi les entreprises qui m'ont demandé de mettre en oeuvre des programmes de formation sur mesure ayant pour objectif de former des intrapreneurs figurent Nestlé. la BCV, la BCGE, Sicpa, Bèuhler et le CHUV", précise Raphaël Cohen.

Pour faire en sorte que ses collaborateurs se comportent spontanément "en ambassadeurs et agents du changement", la Banque Cantonale Vaudoise a, par exemple, mis en place diverses mesures. Parmi celles-ci, un programme de développement personnel, donnant aux cadres intermédiaires non seulement les compétences en leadership, dont ils ont traditionnellement besoin, mais aussi les outils pour "intraprendre".

Soutien de la direction

"Comme il doivent, dans ce contexte, identifier et mettre en oeuvre un projet de groupe innovant, ce programme fait d'une pierre deux coups", souligne le porte-parole de la banque Christian Jacot-Descombes. "Nous formons nos collaborateurs et proposons des projets permettant à la banque de mieux satisfaire ses cleints ou les autres parties prenantes. L'expérience a montré qu'une fois que les participants ont pris goût à l'intrapreneuriat, ils sont plus engagés et contribuent plus pro-activement à la mise en oeuvre de la stratégie de la banque, que le programme aide à intérioriser."
En outre, un soutien de la direction est prévu aux projets issus des collaborateurs, en plus de ceux qu'elle lance elle-même. Ce qui inclut l'allocation de budgets spécifiques et la reconnaissance publique de leurs succès. "En somme, notre politique de ressources humaines encourage la bienveillance et la prise d'initiatives en phase avec nos objectifs", résume Christian Jacot-Descombes. "Cela permet également d'attirer les talents et favorise l'agilité, qui nous permet de nous adapter plus rapidement à l'évolution, pour le mois soutenue, du métier de banquier."

Source : Entreprise romande, édition du 9 janvier 2015, par William Türler

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