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04 10 2013
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Le tabou des revenus

Devenir indépendant : le tabou des revenus

Devenir indépendant implique souvent un important sacrifice salarial, qui nécessite de revoir son niveau de vie à la baisse. Conseils pour bien franchir le cap.

Adieu patrons trop exigeants, horaires trop contraignants, collègues agaçants. A nous la liberté, le choix de l'activité, la fierté de tout gérer, l'argent qui coule à flots. Attendez, on rembobine. Adieu patron, bienvenue liberté. Mais aussi sacrifices financiers. Se lancer à son compte, c'est quasiment toujours synonyme de baisse de revenus. Impossible de donner un ordre d'idées, tant la baisse dépendra de la situation personnelle. "Si vous avez 25 ans et que vous vivez ches vos parents qui assurent le couvert et le ménage, ce ne sera pas dramatique si votre affaire est un échec, note Thierry Feller, conseille en création d'entreprise et administrateur sur la Suisse romande. En revanche, si vous êtes cadre en entreprise avec un emploi solide, marié et père de famille, les risques seront plus grands".
 
Le projet envisagé est déterminant. Y aura-t-il des employés à payer, des kilomètres à parcourir ? "Il faut se poser les bonnes questions avant de démarrer. Quel sera votre modèle économique ? Quelles seront vos dépenses ? Si vous voulez devenir fournisseur d'électro-ménager de quartier par exemple, il vous faudra un local, du matériel, de la publicité. Si vous vous lancez comme prestataire pu, sans sous-traitance, alors les coûts seront moins grands", résume Thierry Feller.
 
Un minimum de capital
Pour amorti le choc, David Narr, coach en création d'entreprise chez Genilem, qui accompagne de nouvelles entreprises, conseill de se lancer tout en conservant en parallèle son activité salariée. "S'il est possible de garder un salaire, même à temps partiel, c'est mieux. Vosu me direz que le projet avancera moins vite. Certes, mais vous prendrez moins de risques".
 
Le statut de l'entreprise ne dois pas être oublié. "Quand je me suis lancé, je me suis mis en raison individuelle (RI), raconte Thierry Feller. Quand j'ai tout perdu, y compris ma maison, j'ai regretté de ne pas avoir été protégé par le statut de la Sàrl (Société à responsabilité limitée) ! Je dirais que si les risques sont élevés, mieux vaut le statut de Sàrl, même si les charges administratives sont plus élevées. Pour généraliser, quand on se lance, il faudrait disposer d'un minimum de capital pour l'entreprise et de suffisamment d'argent pour pouvoir vivre six mois sans faire de chiffre d'affaires".
 
Du danger du 2ème pilier
Nombreux sont les futurs entrepreneurs qui décident de récupérer le capital accumulé par des années de salaire pour se lancer. Une démarche risquée, fortement déconseillée. "Le 2ème pilier est mis en place pour la prévoyance de la retraite. L'injecter dans un nouveau projet, c'st le détourner de son but initial, insite David Narr chez Genilem. Et puis, on prend rarement de bonnes décisions quand on atout d'un coup cette somme dans les mains. Certains le sortent par dépit et n'ont ensuite plus rien. Il devient alors vraiment difficile de rebondir".
 
Les assurances conseillées
Par ailleurs, celui ou celle qui se lance renonce de facto au 2ème pilier et à l'allocation chômage. "Il est recommandé de considérer ces allocations comme des coûts fixes normaux et de les payer comme si elles étaient obligatoires", indique Henrique Schneider. Difficile à rélaiser la première année si la discipline n'est pas au rendez-vous. Si ces sommes sotn trop élevées, il est recommandé de se constituer des réserves sur un compte personnel.
 
Les indépendants, comme les autres, sont soumis au 1er pilier (AVS, AI, APG), dont les cotisations seront calculées selon le revenu brut et la totalité est assumée par l'entrepreneur. Le 3ème pilier, facultatif, peut remplacer le 2ème pilier pour les néo-entrepreneurs. Autres assurances facultatives : l'assurance accident et l'assurance perte de gains en cas de maladie. Cette dernières est très fortement conseillée pour les indépendants, qu'ils aient ou non des collaborateurs. "Je dis souvent que l'entrepreneuriat, c'est comme la plongée en apnée. Le trésor est à 50 mètres de profondeur, et on ne petu pas l'atteindre en se précipitant, assure Thierry Feller. Il faut apprendre à descendre à 5, puis à 10 mètres. Ceux qui réussissent sont ceux qui connaissent bien le marché et sont prêts à faire de grands sacrifices".

La liberté de l'entrepreneur, on l'aura compris, a son prix.

Source : PME Magazine n°10 octobre 2013 par Albertine Bourget et Melinda Marchese

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